Les terreurs nocturnes sont impressionnantes mais souvent sans gravité. Nos conseils pour comprendre ce phénomène et réagir de la bonne manière.

Les terreurs nocturnes sont l'un des troubles du sommeil les plus spectaculaires chez l'enfant. Bien que déroutantes pour les parents, elles sont généralement bénignes et disparaissent avec le temps.
Une terreur nocturne n'est pas un cauchemar. Elle survient en début de nuit, durant le sommeil lent et profond. L'enfant peut s'asseoir brusquement dans son lit, crier, avoir les yeux grands ouverts, transpirer ou sembler terrifié. Pourtant, il dort. Il n'est pas conscient de son environnement et ne reconnaîtra pas ses parents.
L'épisode dure de quelques minutes à parfois plus d'une demi-heure. L'enfant se calme ensuite et se rendort profondément. Le lendemain matin, il n'en gardera aucun souvenir. C'est la différence fondamentale avec le cauchemar, dont l'enfant se souvient et qui nécessite d'être consolé au réveil.
Ce phénomène est lié à l'immaturité du cerveau de l'enfant, qui a encore du mal à gérer les transitions entre les différents stades du sommeil. Les terreurs nocturnes sont plus fréquentes chez les enfants de 3 à 6 ans.
Plusieurs facteurs peuvent les déclencher ou les aggraver :
La première règle est de ne pas essayer de réveiller l'enfant. Cela risquerait d'augmenter sa confusion et son agitation. Le plus important est d'assurer sa sécurité : restez à ses côtés pour éviter qu'il ne se blesse s'il s'agite beaucoup, sans pour autant le toucher ou le contenir s'il vous repousse.
Parlez-lui d'une voix calme et apaisante. L'épisode passera de lui-même. La meilleure approche reste la prévention. Assurez-vous que votre enfant dort suffisamment et à des heures régulières. Un rituel du coucher calme et prévisible aide également à préparer un sommeil serein. Si les terreurs surviennent souvent à la même heure, certains spécialistes suggèrent de réveiller brièvement l'enfant un quart d'heure avant l'heure habituelle de la crise pour interrompre le cycle de sommeil.
Les terreurs nocturnes sont dans la majorité des cas une simple phase du développement. Il est cependant conseillé de consulter votre médecin ou votre pédiatre si :
Non, c'est déconseillé. Tenter de le réveiller peut le désorienter davantage et prolonger l'épisode. Le mieux est de rester près de lui pour veiller à sa sécurité et d'attendre que la crise passe d'elle-même.
La terreur nocturne a lieu en début de nuit (sommeil profond), l'enfant n'est pas réveillé et ne s'en souvient pas. Le cauchemar survient plutôt en fin de nuit (sommeil paradoxal), l'enfant se réveille, se souvient de son mauvais rêve et a besoin d'être rassuré.